Le “Prepping” c’est quoi ?

Le "Prepping" : Une préparation responsable face à l’incertitude

Le terme "prepping" provient de l’anglais "to prep", signifiant "se préparer". Il désigne l’acte de se préparer activement à des situations de crise, qu’elles soient naturelles, économiques, sanitaires, ou d’ordre personnel. Contrairement à ce que certains pourraient penser, le prepping ne se résume pas à une simple obsession pour l'autosuffisance, mais constitue une approche pragmatique et raisonnée face à des événements susceptibles de perturber la normalité de notre quotidien. Bien que le terme "prepper" soit aujourd’hui largement connu, notamment aux États-Unis, sa popularité s’est étendue à d’autres pays comme le Canada et la France.

Le prepping, dans son essence, invite chaque individu à anticiper les situations imprévues et à se doter de ressources et de compétences pour faire face à des crises. Il s’agit ici de se préparer non seulement aux grandes catastrophes (guerres, catastrophes naturelles, effondrement économique), mais aussi aux imprévus plus personnels qui peuvent survenir à tout moment : perte d’emploi, accident, panne de voiture, ou même se retrouver perdu en forêt.

Pourquoi s'intéresser au prepping ?

La société moderne repose sur un équilibre délicat, où les infrastructures essentielles à notre quotidien sont plus fragiles qu’on ne le croit souvent. Des événements tels que des pannes d’électricité massives, des pandémies ou des crises économiques peuvent rapidement perturber ce système et rendre les services publics insuffisants pour répondre aux besoins de tous. Le prepping devient alors un acte de prévoyance, de responsabilité et de solidarité envers soi-même et sa communauté.

Prenons un exemple frappant : la crise du COVID-19 en 2019. L’un des enseignements majeurs de cette pandémie a été la dépendance excessive de nombreux citoyens vis-à-vis des services publics et des systèmes d’approvisionnement. En observant les scènes de panique dans les magasins, avec des gens se précipitant pour acheter des provisions de dernière minute ou se disputant des produits de première nécessité comme le papier toilette, on réalise que trop d’individus ne sont pas prêts à faire face à un tel événement. Ce genre de comportement expose non seulement ces individus au danger, mais surcharge également les services d’urgence qui sont déjà souvent à la limite de leur capacité.

Être un "prepper" n’est donc pas une marque de paranoïa, mais un choix rationnel et responsable. Au lieu de devenir une charge pour la société en temps de crise, un prepper s’efforce de rester autonome, de ne pas perturber les systèmes d’urgence et d’être une source de fiabilité, un maillon solide dans une chaîne communautaire qui s’efforce de surmonter la crise.

Le prepping : Un acte de responsabilité citoyenne

Se préparer à l’imprévu ne signifie pas seulement stocker de la nourriture ou de l’eau. Cela implique également de se doter de connaissances et de compétences pour gérer des situations de crise. Qu’il s’agisse de savoir faire face à un incendie, de disposer d’une trousse de premiers secours, ou encore d’avoir un plan d’urgence pour sa famille, chaque aspect du prepping permet de renforcer sa résilience face à l’incertitude. En fait, c’est un moyen de conserver une tranquillité d’esprit face aux aléas de la vie, en sachant que l’on est capable de gérer les imprévus, même les plus graves.

Certains diront peut-être que se préparer à des crises, même minimes, relève de la paranoïa. Mais, comme l’indiquent les gouvernements de divers pays, y compris le Canada et la France, il est conseillé à chaque citoyen de se préparer à faire face à des situations d’urgence pendant au moins 72 heures. Pourquoi ? Parce que, dans une situation de crise majeure, le système de secours ne pourra pas répondre immédiatement à la demande de tous. Il est donc crucial que chaque individu prenne une part active dans sa propre sécurité et dans celle de sa communauté.

Liens utiles pour la préparation d’urgence de base :

Conclusion : Une question de responsabilité

Être un prepper, c’est choisir de prendre ses responsabilités face à l’incertitude. Cela implique de se préparer à divers scénarios, de renforcer sa résilience et d’être une personne fiable pour sa famille et/ou pour sa communauté. En anticipant les crises, on peut non seulement mieux les gérer, mais aussi réduire la pression sur les services publics déjà souvent saturés. Au final, le prepping ne consiste pas à vivre dans la peur, mais à se donner les moyens de surmonter les épreuves de la vie avec plus de sérénité et de contrôle.